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Les petites choses

Vendredi 04 Juillet 2008

Sonné !

L'Amoureux rentre du boulot. Il a trois taches sur le front. "On dirait que tu fais une réaction allergique, là !", je dis. "Oui, je fais une allergie aux tableaux qui me tombent dessus !" C'est violent, un tableau à craie... On ne s'imagine pas, comme ça ! 

Qui a dit que prof, c'est pas un métier dangereux ?

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Mercredi 02 Juillet 2008

La dernière sortie scolaire

C'est la dernière semaine d'école et la dernière sortie programmée pour la classe. J'ai pu me libérer et c'est avec bonheur que j'accompagne les enfants. La plupart est là depuis la petite section. Sept ou huit ans qu'ils se connaissent, qu'ils se fréquentent, qu'ils se pratiquent. Bien sûr, le groupe a été séparé plus d'une fois, reformé, divisé de nouveau... pour finir en CM2, bien entier. Malgré ces cassures, cette classe a toujours gardé un bon esprit de travail mais aussi une bonne entente. On sent du respect, de la complicité et du plaisir à être ensemble. Bien sûr, des petits clans se forment ou se déforment tout le temps mais globalement, c'est une classe homogène et sympathique.

Ce matin, je marche derrière les enfants et c'est l'occasion de les observer. J'essaie de me rappeler leur tête quand je les ai connus. Ils ont perdu leurs joues, certains me dépassent, la pré-adolescence est là. J'en connaîs certains mieux que d'autres, pour les avoir suivis un peu plus, soit parce qu'ils ont été très copains avec Chouinette, soit parce que ce sont les enfants de copains. Ils discutent, rient, se cherchent...

Le temps a passé, depuis l'école maternelle, où moi aussi je faisais mes premiers pas de maman. Je découvrais d'autres parents d'élèves, par l'intermédiaire de la FCPE, alors que je ne fréquentais que des personnes sans enfants. Je crois que j'étais timide à l'époque, je n'osais pas aller vers les autres, qui semblaient si à l'aise. Je les croisais seulement, pressée par mes horaires de travail. Je doutais sans doute aussi de mes capacités de mère. J'étais seule avec Chouinette et je devais faire mes preuves... 
 

Je les regarde, tous. Je les prends en photo. Je les connaîs par leur prénom. C'est la dernière fois qu'ils se baladent tous sensemble. L'atmosphère est d'ailleurs assez nostalgique. Hier soir, quelques filles ont pleuré. La maîtresse aussi. Si ce matin, le soleil met du baume au coeur, on sent qu'il se passe quelque chose.

Ils jouent ensemble aux jeux préparés, ils négocient, se plaignent de ceux qui trichent, ont soif ou trop chaud. Ils se chamaillent aussi, se titillent. Le moment du repas est une belle image. Où on retrouve le grand groupe des plus anciens, assis en rond, gars et filles mélangés. Et puis par ci par là, des petits groupes qui papotent. 

J'ai un peu le coeur serré en imaginant le vague à l'âme de Chouinette (qui en l'occurence ne se voit pas aujourd'hui ! Elle a l'air plutôt gaie), partagé visiblement par d'autres. Et je le comprends. Après les mois d'été, rien ne sera plus jamais comme avant. Les collèges les attendront et ils seront mélangés à d'autres. Ils quitteront leur cocon d'école primaire et devront s'ouvrir.De grands, ils deviendront des petits. En les écoutant, on perçoit une certaine hâte de "voir" ce que c'est. Et aussi une sorte de peur. De l'inconnu. Je ne peux m'empêcher de penser à ceux d'entre eux qui sont un peu faibles et qui vont ramer... J'espère qu'ils trouveront les bons soutiens et des tuteurs pour s'accrocher.

Aujourd'hui, sans que cela soit triste, on sent une ambiance particulière. Le groupe est solide et soudé mais on sent que chacun d'eux profite de la joie d'être là, ensemble. Pour la dernière fois. Ils ont conscience qu'une page est en train de se tourner.

Moi aussi.

Merci à toi, Nath, pour le repas de Crapouillot (tes haricots verts sont visiblement meilleurs que les miens !) et merci à toi, Claire, pour les talents que tu avais dans ta poche pour prendre Petite Soeur dans le sens du poil... grâce à votre aide, j'ai pu vivre avec Chouinette cette dernière sortie scolaire et c'était un beau cadeau.

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Lundi 30 Juin 2008

Cinq fruits et légumes par jour

Nous sommes cinq copines à la pizzéria. Le club des marcheuses. Cela fait deux heures que nous sommes dans une petite salle  à rire, à papoter, à glousser, même, parfois... La serveuse vient nous demander si nous voulons un dessert. J'hésitais, ayant déjà mangé largement ce qu'il me fallait... mais la Godiche s'exclame : "Oui, bien sûr !" en même temps que l'envol de mes bonnes résolutions. 

Le nez dans les cartes, nous faisons nos petits commentaires. Alternant la page des glaces et la page des pâtisseries. Faisant remarquer que ce n'est pas quand l'été est là qu'il faut commencer à faire attention à nos fessiers, oubliant la discussion qui avait eu lieu une heure plus tôt sur les recommandations ministérielles des cinq fruits et légumes par jour. Une de nous se lance et commande : "Une dame blanche, une crème brûlée..." Les quatre premières gourmandises sont notées sur le bloc-notes. Nous nous tournons toutes vers la cinquième qui tarde à se décider. "Alors, tu as choisi ?" Elle fait un peu la moue et dit : "Oh, non, moi je vais plutôt prendre un fruit... Une poire Belle Hélène, s'il-vous-plaît !" 

Je vous laisse imaginer l'éclat de rire qui a suivi... même la serveuse n'a pas pu s'empêcher de glousser !

A la sortie, Nath voit une coupe de carambars pour les clients... Avec malice elle demande : "Sylvie, un petit fruit ?" 

N'empêche, peu importe si nous avons avalé des calories car nous avons bossé nos muscles du visage et nos abdos. Rien de tel qu'une bonne petite soirée comme celle-là pour bien terminer l'année ! 

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Vendredi 20 Juin 2008

Collègues for ever

A l'occasion de la venue d'el Hermano, nous nous offrons une petite virée nocturne à la grande ville. Balade dans les rues du quartier étudiant, visite de coins qui ont changé depuis son départ pour l'Espagne, bars... Nous nous posons chez un couscoussier, échangeons des nouvelles de la famille, parlons de tout, de rien, comme si on ne s'était pas vus depuis la semaine dernière... 
 

Nous sommes dans du jaune et du rouge, musique aux accents arabes dans les oreilles, les plateaux brillent sur le mur, les tentures nous encerclent. C'est un moment intemporel et précieux, rare. J'ouvre les écoutilles, je goûte au bonheur de partager la complicité de ces deux frères-là. Je ne ferme pas les yeux mais je n'écoute pas tout le temps... J'enregistre encore et encore le rire d'el Hermano, je sens l'Amoureux détendu et heureux, c'est beau de les voir ensemble, sans artifices et sans armures... Je les observe, je m'imprime ces images dans la tête. Le brouhaha ambiant m'aide à être entre deux eaux. L'ambiance est douce et joyeuse. 
 

La fin de repas me pousse à m'éclipser vers les commodités de l'établissement... J'en sors encore empreinte de cet état, je souris. La serveuse, comme un flash, romp ma rêverie et me tend un crayon. "C'est pour votre collègue !" m'explique-t-elle, en voyant sans doute mon air étonné.

Je les rejoins, écroulée de rire... Les soirées entre collègues, c'est quand même drôlement sympa !
 
La 2ème photo a été empruntée ici. 
La 1ère, c'est l'Eglise Ste-Croix dans le quartier du Bouffay, à Nantes.

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Mardi 17 Juin 2008

Une autre phrase

Chouinette descend avec une feuille de papier photo. Dessus, des images de l'Amoureux et un petit texte adressé à "Beau-Papa" (l'Amoureux se nomme ainsi lui-même quand il veut la taquiner). Il prend Chouinette par l'épaule et lui dit : "Ah, tu es ma 4ème fille, tu sais !"  Emotion dans la voix de l'un, sourire sur la bouche de l'autre. Je suis spectatrice et je me régale...

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Lundi 16 Juin 2008

La phrase de la fête des pères

Nous sommes à un repas de famille. L'Amoureux entend sa fille Liloo dire à David, son chéri : "Je suis entourée de mes deux hommes !
 
Une belle phrase pour un papa le jour de sa fête, non ?

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Mardi 10 Juin 2008

Il y a de quoi tourner chèvre !

Gd Mozer et l'Amoureux sont en grande conversation sur les fromages qu'ils aiment... 
 

"Ah, celui d'hier à la vache était très bon !" dit l'un. "Délicieux", dit l'autre. Grand Mozer dit : "Et celui de chèvre, j'adore ça aussi". L'Amoureux poursuit : "Ah, oui, vraiment très bon, celui de chèvre. Mais je préfère vraiment celui de bouc. Surtout s'il est fermier." Gd Mozer acquiesse : "Ah oui, c'est vrai !" L'Amoureux, content de lui, en remet une petite couche : "Oui, vraiment, j'aime beaucoup le fromage de bouc". Un blanc dans l'échange... Gd Mozer le regarde, fronce les sourcils et se met à dire, de sa voix aigüe, si caractéristique : "Mais quoi, du fromage de bouc ! Mais qu'est-ce qu'i'm'dit, ce gros malin !" 
 
 L'Amoureux est content !

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Mardi 03 Juin 2008

Allo, Liloo ?

Nous sommes dans le canapé. L'Amoureux me dit : "Tiens, Liloo est partie en voyage scolaire, aujourd'hui... elle devait m'appeler !" Je le savais, mais je ne voulais pas lui dire pour ne pas lui faire de peine. C'est vrai, elle avait promis de passer un coup de fil... l'Amoureux est déçu. "Je préfère ne pas trop en parler", il me dit, "ça m'énerve un peu !"

23h. Petite fringale pour les mangeurs de télé que nous sommes ce soir. Je vais chercher un petit truc à nous mettre sous la dent et je regarde machinalement le portable. Je vois qu'il y a un message. "Bonsoir, c'est Liloo. Bon, je vais prendre le bateau à onze heures, je voulais vous appeler avant, j'espère que vous allez bien, je vous aime

"Tu as cinq minutes pour rappeler Liloo, elle va prendre le bateau, on n'a pas entendu le portable sonner !" L'Amoureux écoute, compose le numéro et trouve sa fille prête à traverser la Manche. Ils discutent, elle donne des détails sur son programme. Discussion père-fille qui pourrait sembler banale. Elle est précieuse pour nous. "Je suis très content que tu appelles ! Nous aussi on t'aime... "

Il raccroche. "Tu vois, tout arrive à point pour qui sait attendre ! Elle ne t'avait pas oublié !" Je le vois dans ses yeux : il est heureux. Petit à petit, les liens continuent de se tisser !
 


Je suis désolée, je n'ai pas trouvé d'où vient cette photo...

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Jeudi 29 Mai 2008

La question que je redoutais

Elle m'a dit que sa copine est triste parce que ses parents vont divorcer, et qu'elle n'ose pas en parler à la maîtresse. Elle lui a dit parce qu'elle est aussi dans ce cas, d'avoir des parents qui ne s'aiment plus et qui ne sont plus ensemble. "En plus, je n'ai pas de souvenir de vous deux ensemble".

Elle m'a encore demandé à quel âge je suis partie avec elle de l'appartement qu'on habitait tous les trois. Elle avait l'âge de Petite Soeur... quand j'y pense, ça me fait une grosse boule dans la gorge. Je ne pourrais pas me passer de Petite Soeur pendant plusieurs jours. Dans mon souvenir, les premières fois où Chouinette est allée chez son père (et longtemps après), j'avais l'impression qu'on m'avait arraché un membre. Je comprends pourquoi. Cette impression douloureuse remonte en moi comme une vielle complainte. Je vivais ça comme un déchirement à l'époque. C'en était un et je m'autorise à le voir ainsi à présent. Je mets de côté les paroles entendues alors comme : "N'y pense pas, le temps passera plus vite" ou pire encore, les morales passées en douce, du genre : "tu savais à quoi t'attendre en te séparant de son père". Autant de jugements de valeur qui sont comme des flèches, dites par l'entourage l'air de rien, mais qui nient et empêchent d'exprimer la tristesse qu'on a en soi...

"Je regrette vraiment les conséquences que ça a pour toi, tu sais. Je vois qu'en ce moment, c'est difficile pour toi. Tu te poses beaucoup de questions sur qui tu es, sur ce que tu deviens. Mais je ne regrette pas d'être partie." Elle me regarde et on parle encore. "Pourquoi tu es partie, vous ne vous aimiez plus ?" 

Non, on ne s'aimait plus. Mais s'est-on aimé un jour ? Je préfère ne pas aborder ce sujet pour le moment. Elle est encore jeune, n'a pas besoin de tout savoir non plus. Il faut que je sois sûre d'abord qu'elle peut encaisser. "Non, on ne s'aimait plus et c'était devenu trop difficile à supporter pour moi". 

"Pourquoi ?"... Quoi répondre ? "On se disputait tout le temps, c'était devenu invivable. Cela ne ressemblait plus à une vie de couple ni à une vie de famille. Il fallait que ça s'arrête, il y avait trop de violence." Chouinette me regarde et me demande : "il te tapait ?" Je redoutais depuis quelques temps cette question... "Oui, c'est arrivé", je réponds en lui souriant. "Papa, il a un fort caractère". 

C'est dit. Je lui ai dit. Un tout petit morceau. Une amorce. Je me sens soulagée. Elle n'est pas effondrée. Elle le sentait. Elle le sait.

"Tu sais, c'était souvent des disputes, des cris... je ne pouvais plus vivre comme ça. Il faut d'abord se respecter. Quand on accepte n'importe quoi, ce n'est pas bon, non plus, pour les enfants. Qu'est-ce que ça t'aurait appris que je reste et que tu assistes à des disputes incessantes ? Et puis on sait qu'un homme qui tape recommence toujours et je ne voulais pas que ça soit encore le cas." Je ne lui dis pas mais à l'époque, elle m'a appelé "pétasse". C'est ce jour-là que le déclic s'est fait. Je la remercie intérieurement de m'avoir dit ce mot, droit dans les yeux, avec sa toute petite voix. Il a été cet électrochoc qu'il me fallait pour trouver la force de quitter mon appartement.

Elle m'écoute et n'a pas l'air trop destabilisée. "C'est ma version, tu sais. Ton père en aurait sans doute une autre. Peut-être même que si tu lui en parles, il te dira que j'ai tout inventé ! D'ailleurs, tout n'est jamais tout blanc ou tout noir ! Il a probablement des choses à me reprocher. Je le sais très bien. Mais je pense que rien ne justifie la violence. Tu comprends ? Et puis ce qui compte, c'est que maintenant, tu as deux parents qui t'aiment très fort et je sais que ton père s'occupe bien de toi, même si ce n'est pas comme tu le voudrais, parfois. Je ne veux pas que tu voies ton père différemment dans ta tête. Il reste ton père et ce qu'on a vévu ensemble ne doit pas changer l'amour que tu as pour lui. Il faut savoir dissocier les choses. D'ailleurs, avec une autre femme, il sera peut-être beaucoup plus calme. Regarde, moi, avec l'Amoureux, je suis heureuse. Il n'y a pas de raison pour que ça ne puisse pas lui arriver !"

"Je sais", me dit Chouinette. Elle vient contre moi et je lui dis que je l'aime. Que je l'ai toujours aimée. Elle me sourit. Cette chose dite, tant redoutée, ça me bouleverse et ça me soulage. C'est enfoui en moi car je ne suis pas fière de ce que j'étais à cette époque, de tout ce que j'ai laissé faire...

Je regarde ma fille sortir jouer dans le jardin, rejoindre en riant ses frères et soeurs. J'ai tellement envie de la préserver. Et en même temps, je lui dois ma vérité. Par petites couches. Parce que c'est son histoire, aussi. Je la vois jouer. On dirait qu'elle a le coeur léger. 

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Jeudi 15 Mai 2008

Miroir, mon beau miroir...

C'est l'agitation la plus totale dans la maison. Les plus petits sont impatients d'aller se promener, les plus grands sont déjà dehors et tapent au carreau, tandis que nous aidons les hommes à finir les préparatifs... Avec tout ça, nous sommes encore en tenue de nuit, les cheveux en bataille. Nous promettons de rejoindre au pas de course toute la meute aux jeux de plein air dès que nous serons douchées et habillées.

La porte se referme sur le dernier partant et nous allons dans la salle de bain. Nous entendons les voix de notre petit troupeau devenir de plus en plus lointaines. Elle est en slip devant le miroir. J'ai le pantalon sur les chevilles, à l'affût de quelque poil rebelle.

Elle me regarde et me dit : "T'as le bide moins gros que le mien !" Je regarde à mon tour et je réponds : "Ouais, mais moi, j'ai la peau plus fripée ! Et ça date de la grossesse de Crapouillot ! Toi au moins, si tu maigris, tu n'auras pas de vergeture !" Elle me dit qu'elle en a, me montre où et m'explique que de toutes façons, elle a toujours eu du bide. "Mais moi, la peau est vraiment abîmée ! Tiens, touche ! Tu verras !" C'est le départ de la discussion... J'ai plus de rides, elle a plus de seins, j'ai des grosses fesses, elle a des jambes plus fines, elle est plus carrée, je n'ai pas de cerne sous les yeux. L'une en face de l'autre, nous nous détaillons pièce par pièce : rides, état des seins, de la peau, de face, de profil, comparaison de la fréquence de repousse des poils, étude des solutions proposées par l'autre, cellulite, peau d'orange, grosseur des bourrelets...

Nous sommes l'une en face de l'autre, dans des postures et des tenues qui, c'est le moins qu'on puisse dire, ne nous mettent pas à notre avantage. Pas de compétition ni de jalousie entre nous. De commentaires salaces en franche rigolade, nous sommes comme devant un miroir déformé, où les imperfections de l'une sont pareilles que celles de l'autre mais pas au même endroit. On se touche, on se tire la peau pour que l'autre puisse mieux voir, on grimace, on s'observe.

Le téléphone sonne... Ce sont les hommes qui se demandent quand on va arriver... On rit comme des baleines et on saute dans la douche.  Tant pis pour le sport, c'est en voiture qu'on les rejoindra, tout en se disant qu'avec les rires, on a déjà pas mal fait travailler nos abdos !

Merci Magali, pour cette bonne crise de rire...  Je suis heureuse de t'avoir.

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